PRENDRE LE TEMPS D’ÉCOUTER AVANT DE DÉCIDER

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Au cours des derniers mois, des citoyens, des groupes du milieu et des représentants de communautés m’ont fait part de leurs questions et parfois de leurs inquiétudes concernant le projet de terminal de conteneurs envisagé dans le secteur de Beauport. Il est tout à fait naturel d’avoir de telles préoccupations et de vouloir comprendre les effets potentiels d’un projet sur notre milieu de vie. Il est tout aussi légitime de vouloir être entendu et de vouloir s’assurer que les décisions qui seront prises reposeront sur une analyse complète, rigoureuse et transparente.

Un processus rigoureux avant toute décision

En tant qu’Administration portuaire, notre rôle est clairement défini par la loi fédérale. Lorsqu’un projet est proposé sur les terrains dont nous assurons la gestion, nous avons l’obligation de procéder à une évaluation environnementale avant toute décision.

Notre rôle n’est pas de promouvoir un projet, mais de l’évaluer de manière objective et scientifique. Cela signifie examiner ses effets potentiels, identifier les impacts possibles, déterminer les mesures pour les limiter et, lorsque nécessaire, imposer des conditions précises pour assurer sa réalisation de façon responsable.

Dans le cas présent, l’Agence d’évaluation d’impact du Canada a confirmé que ce cadre est approprié pour analyser les effets potentiels du projet. Elle reconnaît que certains enjeux devront faire l’objet d’une attention particulière, notamment en matière de santé humaine, de qualité de l’air et d’effets cumulatifs dans un milieu déjà influencé par diverses activités industrielles et de transport.Ces éléments ont été soulignés dans les récents rapports qui nourriront l’évaluation de ce projet. Ces enjeux et les études réalisées par le passé ne sont ni ignorés ni minimisés. Ils sont au cœur même de la démarche qui s’amorce.

Un processus qui en est à ses premières étapes

Je le rappelle, aucune décision n’a été prise et aucune conclusion n’a été tirée.

L’avis de projet marque le point de départ d’une démarche qui s’échelonnera sur environ un an et qui prévoit plusieurs occasions d’échanges avec la population. Dès les premières étapes, les citoyens, les Premières Nations, les organismes et les acteurs du milieu seront invités à participer afin que leurs préoccupations et leur connaissance du territoire puissent enrichir l’évaluation.

Nous reconnaissons le travail déjà réalisé et les préoccupations qui ont été exprimées au fil des années. Ces éléments seront considérés avec sérieux et feront partie intégrante des analyses qui seront menées dans le cadre du processus d’évaluation.

Une démarche construite avec le milieu et les experts

Pourquoi faire appel à la population aussi tôt?

Parce que personne ne connaît mieux un milieu que celles et ceux qui y vivent, y travaillent et y évoluent chaque jour.

Les réalités du quartier, les enjeux du quotidien et les préoccupations du milieu constituent une expertise précieuse. Cette connaissance du territoire permet d’orienter les études, d’identifier les enjeux à approfondir et d’ancrer l’évaluation dans la réalité vécue par la communauté.

C’est pourquoi la participation citoyenne n’est pas une simple étape du processus; elle en constitue l’un des fondements.

Je suis convaincue que les meilleures décisions sont prises lorsque l’on considère les différents points de vue. C’est pourquoi nous multiplions les occasions d’échanges avec le milieu. J’ai également demandé que l’on sollicite certaines instances publiques afin d’enrichir notre compréhension des enjeux et de renforcer la qualité des analyses qui soutiendront nos décisions.

Des décisions mieux éclairées grâce à votre participation

Certains citoyens se demandent si leur participation peut réellement faire une différence.

La réponse est oui.

Chaque question posée, chaque commentaire formulé et chaque préoccupation exprimée enrichissent la réflexion collective. Derrière chacune de ces interventions se trouve une personne qui connaît son milieu, qui y est attachée et qui souhaite contribuer à son avenir. Ces voix comptent et sont fondamentales. Elles nous aident à mieux comprendre les réalités du territoire, à cibler les enjeux qui préoccupent la population et à orienter les analyses qui seront réalisées.

C’est par le dialogue, la transparence et le respect des points de vue que se construit une démarche dans laquelle les citoyens peuvent avoir confiance.

C’est dans cet esprit que nous entreprenons cette démarche. Avec rigueur, bien sûr, mais aussi avec l’ouverture et l’humilité nécessaires pour apprendre du milieu et entendre celles et ceux qui le font vivre chaque jour.

Parce qu’avant de décider, il faut d’abord prendre le temps d’écouter.

– Olga Farman